Harcèlement judiciaire : à géométrie variable

Les millions d’électeurs du FN sont écartés ignominieusement de toute représentation au Sénat et à l’Assemblée nationale, l’UMP a entériné son  projet de réforme des collectivités territoriales visant à liquider les Conseils régionaux et surtout,  on l’aura compris, à en finir avec la présence d’élus FN dans ceux-ci. Aujourd’hui, le Système manifeste une nouvelle fois ses pulsions éradicatrices en tentant de priver le Mouvement national  d’un de ses députés européens, en  la personne de Bruno Gollnisch –voir nos articles publiés hier. Il est reproché au dirigeant frontiste un communiqué publié en octobre 2008  sur le site du groupe FN à la région Rhône-Alpes, qui lui a valu d’être attaqué par la Licra.

Bruno Gollnisch  tenait hier soir une conférence de presse à Strasbourg au cours de laquelle il a précisé qu’il « (attaquait) de nouveau le Parlement devant la cour de justice de Luxembourg». Il entend  contester  le refus qui lui a été  opposé  de s’exprimer avant le vote, devant les députés réunis en plénière. Et surtout  l’argument hallucinant avancé pour exiger la levée de son immunité, selon lequel les faits susceptibles de lui être reprochés ne relèvent pas de ses activités de député européen.

En effet,  par définition,  l’immunité parlementaire couvre justement  des propos tenus en dehors  du Parlement européen  puisque, selon les textes, les déclarations d’un député    dans l’hémicycle ne peuvent  donner lieu à des poursuites !

Dans le cadre de cette affaire de communiqué, Bruno Gollnisch a été harcelé par le juge Campi agissant sur requête de la Licra, qui a essayé par trois fois  de la faire arrêter illégalement bien  que couvert par son immunité. Un  juge qui a   feint d’ignorer ( ?) que si le député frontiste  avait déjà fait l’objet précédemment d’une levée d’immunité parlementaire en 2005, celle-ci fut condamnée par la suite par la Cour de Justice de Luxembourg.

Une levée qui  s’inscrivait dans le cadre des poursuites  engagées contre  Bruno Gollnisch, ayant trait  à sa déclaration en octobre 2004  en faveur de la  liberté de recherche historique . Poursuites qui, outre la décision de la Cour de Justice, allaient se solder par un non lieu éclatant   de la Cour de Cassation.

Ce harcèlement est bien  évidemment à géométrie variable, Bruno Gollnisch rappelant le cas d’un  député appartenant au groupe du PPE, M. Brok,   poursuivi en Allemagne  pour fraude fiscale,  mais dont l’ immunité a été maintenue. Bref  « si  vous appartenez au courant dominant   vous êtes protégés… et matraqués    si vous êtes  dans le camp des pestiférés, du politiquement incorrect… »

Evoquant les termes même du communiqué du groupe FN Rhône-alpin  d’octobre 2008,  qui dénonçait notamment  «l’invasion de notre patrie et la destruction de notre culture et de nos valeurs», le député européen  a précisé que même si ce texte  ne fut pas rédigé par ses soins,  les propos « litigieux »  relevaient bien de son «expression politique».

«On a le droit de critiquer l’islam dans ses manifestations agressives», «le droit d’exercer une critique aussi bien à l’encontre des voyous ou des bandes ethniques qui sévissent dans notre pays, que je ne confonds pas avec l’ensemble des musulmans de France»a-t-il précisé.

Les commentaires sont fermés.
x
Abonnez-vous à la lettre d'information