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Toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire

Une affaire dont le point de départ réside dans les troncations, les déformations opérées par la dépêche de l’agence Reuters qui a mis le feu aux poudres en rendant compte imparfaitement de la conférence de presse en question, dépêche reprise non pas immédiatement mais plusieurs jours après dans différents journaux… Les témoins auditionnés par le CNESER, présents le 11 octobre 2004, ont précisé la teneur des propos tenus par le Délégué général du FN. Soit sa condamnation ferme du totalitarisme nazi, sa reconnaissance des chambres à gaz, des souffrances indicibles endurées par les juifs. De la même façon, Bruno Gollnisch a rappelé son jugement mesuré sur le rapport de l’historien Henry Rousso, une « personnalité estimable » mais aussi un adversaire déclaré de la droite nationale, qui avait participé notamment à un colloque à la Sorbonne contre le FN, lequel avait cependant rendu un travail plutôt impartial, même si le dirigeant frontiste en a contesté l’opportunité. M. Rousso avait ainsi souligné « le pluralisme » régnant à Lyon III, estimant que seulement sept à huit enseignants sur un total de 400, dont 200 titulaires, pouvaient être catalogués à « l’extrême droite ». La mention de l’origine juive de M Rousso, dont il est fait grief à Bruno Gollnisch, était « utile », a précisé celui-ci, de même qu’il n’était pas vain de pointer à l’époque le protestantisme d’un Pierre Chaunu lorsqu’il a écrit un livre laudateur sur Louis XIV dont l’image reste pourtant aussi associée aux dragonnades. En l’espèce, les travaux de M. Rousso étant consacrés « au négationnisme à Lyon III », on pouvait penser légitimement que celui-ci avait une sensibilité bien compréhensible sur ce sujet. Bruno Gollnisch a précisé de nouveau que les actes du tribunal de Nuremberg ne pouvaient être validés intégralement, comme il l’avait affirmé le 11 octobre 2004. De citer ainsi l’exemple du massacre des officiers polonais à Katyn attribué aux nazis par ce tribunal et dont il est prouvé que la sinistre paternité revient aux communistes soviétiques, crimes reconnus officiellement par la Russie en 1991.

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