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Pourquoi tant de haine ?

De New York à Bruxelles, de Berlin à Tel-Aviv, adversaires des défenseurs des identités nationales et autres partisans du mondialisme ont clamé leur joie de voir deux candidats du sérail qualifiés pour le second tour de la présidentielle et se sont répandus en invectives haineuses contre le Président du FN. Si Nicolas Sarkozy qui avait effectué en Israël son premier voyage officiel à l’étranger a raflé 85% des suffrages des 43 000 inscrits en Israël, contre un petit 9% pour Mme Royal, 5% pour M. Bayrou (Jean-Marie Le Pen a recueilli 90 voix), les medias israéliens ont eu généralement des mots extrêmement blessants à l’encontre des électeurs frontistes. Pourtant Jean-Marie Le Pen avait appelé dans le quotidien israélien Maariv publié jeudi dernier les Français de confession juive, inquiets de la politique immigrationniste de Sarkozy, à voter pour lui. Cela n’a pas non plus empêché l’ex-ambassadeur de l’Etat hébreu à Paris, Ovadia Soffer, de pousser l’ignominie jusqu’à suggérer que si le président du FN défendait le respect du droit international dans le dossier iranien c’est parce que Téhéran veut « rayer Israël de la carte » ! Des propos qui ont indigné les électeurs juifs du FN et qui n’ont pas manqué de le faire savoir à qui de droit. La presse américaine a, elle aussi, très largement tressé des lauriers aux deux candidats de l’UMPS. Avec une sympathie un peu plus marquée à Sarkozy, les medias américains rappelant les propos de ce dernier lors d’un voyage aux USA, le président de l’UMP déclarant alors « qu’il se sentait étranger dans son propre pays » et « qu’il partageait beaucoup des valeurs américaines », sans vraiment préciser lesquels… Ces mêmes medias ont souligné l’atlantisme de Sarkozy et de son entourage. Parmi le déluge de réactions enthousiastes émanant des partisans de la dilution de la France dans le magma eurofédéraste, le ministre allemand des Affaires étrangères, le très mondialiste Frank-Walter Steinmeier, a clamé sa « satisfaction » lundi, à son arrivée à une réunion avec ses homologues européens, de voir Jean-Marie Le Pen privé de second tour. M Steinmeier a refusé de se livrer à tout autre commentaire, ce qui se comprend aisément quand on sait que les deux candidats encore en lice sont totalement interchangeables puisqu’ils partagent les mêmes convictions européistes. Son de cloche similaire, là aussi ce n’est pas une surprise, de la porte-parole de la Commission européenne, Pia Ahrenkilde Hansen, qui a déclaré que « c’est un très bon signe que les trois candidats ayant remporté les meilleurs scores soient pro-européens », « nous (en) sommes contents », a-t-elle ajouté. Les 55% de Français qui ont voté NON à la Constitution européenne ont du souci à se faire…

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