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RSA, «assistanat » , «fraudes » … : ne pas tout confondre

Ce gouvernement a décidemment  tout faux et même quand il entend draguer l’électeur de droite, il le fait avec un tel manque d’à propos qu’il se prend les pieds dans le tapis. Dernier exemple en date?  Laurent Wauquiez, ministre des Affaires européennes,  a lancé une  belle polémique en souhaitant astreindre   les bénéficiaires du Revenu de Solidarité Active (RSA),   dispositif qui a remplacé le RMI,   à cinq heures par semaine de « service social » et limiter les minima sociaux à 75% du Smic. L’ensemble de la classe politique a crié au scandale.   Ce qui n’a pas manqué de faire réagir M. Wauquiez : « On a tout le concert des bien-pensants et du politiquement correct qui veulent que rien ne bouge. Aujourd’hui, la principale injustice dans la société française, c’est cette faiblesse de différentiel entre les minima sociaux et les revenus du travail ». Certes, mais la faute à qui ?

 Au nom du FN, Wallerand de Saint Just, membre de son  Bureau exécutif, a souligné que  « la crise » et  « la politique actuelle rendent indispensable la protection que l’Etat peut apporter aux  plus  pauvres ». Pointant « le double langage du gouvernement », il a demandé au nom du FN et de Marine Le Pen de commencer « à vraiment considérer les huit millions de pauvres de notre pays, les demandeurs d’emploi, les jeunes couples ne pouvant se loger décemment, les femmes seules, en vérité tous ceux qui souffrent dans notre pays du système économique et financier ultra libéral. »

Cela ne veut pas dire pour autant qu’il ne faut  pas combattre les dérives réelles d’un système et Nicolas Sarkozy ne se livrait pas à de propos indécents lorsqu’il fustigeait au cours de sa campagne de 2007 une certaine forme de parasitisme social. Il y avait partiellement du vrai dans son  discours opposant   « la France qui travaille » à « ceux qui vivent de l’assistanat ». « Je veux être le Président de tous ces Français qui pensent que l’assistanat est dégradant pour la personne humaine », avait-il notamment déclaré.

Il est par ailleurs exact  que la volonté de la très grande majorité de nos compatriotes vivant (survivant) grâce aux aides diverses, est  avant tout de  pouvoir vivre décemment d’un travail.

Il est tout aussi avéré  que « la France qui se lève tôt »,  matraquée par les impôts et les taxes,  ne supporte  plus les « petits malins » qui détournent les aides. Dans l’enquête réalisée en octobre 2010  par l’Ifop pour la Fondation pour l’innovation politique (Fondapol), 80% des sondés estimaient qu’il y a trop d’assistanat et que certains abusent des aides sociales.

Et la fraude aux allocations est une réalité. Selon le ministre de la Cohésion sociale et des Solidarité, Roselyne Bachelot,  qui vient  de lancer une  campagne nationale  sur le sujet,  sur 60 milliards de prestations versées en France, 540 à 800 millions d’euros seraient frauduleusement perçus.

 A été également mise en évidence par une étude récente le fait que  les fraudes aux prestations familiales se retrouvent majoritairement dans le RSA.  Fraudes liées très majoritairement  à des dissimulations d’activité ou de ressources, mais aussi à la non déclaration de vie maritale,  à une résidence hors de France, à l’usurpation d’identité…

Une nouvelle fois, celles et ceux qui abusent de l’hospitalité française comptent pour beaucoup dans les dérives constatées. La préfecture de police de Paris  annonçait hier l’interpellation en région parisienne d’un homme de 47 ans. Ce dernier a avoué la déclaration de seize paternités frauduleuses lui ayant permis de voler aux contribuables français 400 000 euros d’aides sociales ! La Préfecture de Police a précisé que les seize enfants sont issus « de quinze mères différentes et en situation irrégulière… ».

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