Site icon Le blog de Bruno Gollnisch

Des occasions de se taire…

La responsabilité d’un terrorisme islamique sous influence étrangère dans la terrible guerre civile que connait la Syrie est singulièrement occultée par les médias; ces derniers sont aussi très discrets  sur la situation en « Libye libérée » qui sombre dans l’anarchie sanglante sur fond de tensions entre tribus et clans islamistes -la sécession de la Cyrénaïque par rapport au pouvoir central incarné par le CNT à Tripoli est actée. A contrario, le déchaînement est de mise contre la Russie de Poutine! Un président russe conspué à longueur d’articles, de reportages et de chroniques. Xavier Moreau le rappelait à l’occasion des législatives russes de décembre : « absence de partis pro-occidentaux à la Douma, reconstruction de l’identité russe autour du christianisme, piété populaire, refus de l’affrontement civilisationnel, interdiction du prosélytisme homosexuel, c’est le modèle européiste au complet qui est rejeté par le peuple russe et ses élites dirigeantes. »

Au-delà des imperfections de la toute jeune démocratie russe, Bruno Gollnisch, s’interrogeait lui aussi sur le fait de savoir si ce n’est pas surtout ce sursaut national et identitaire russe qui vaut à ses dirigeants actuels d’être traînés dans la boue.

Sur le site Polemia, Jean Bonnevey note que « la Russie est certainement le plus gros obstacle au contrôle des ressources énergétiques mondiales par une démocratie militante, au service des USA et de leurs clients ou alliés. La route du Kremlin a été encombrée par les mobilisations et les arrière-pensées de certains pays, derrière les bons sentiments et les grands principes. »

Certes, « Vladimir Poutine est un dirigeant autoritaire et un démocrate très tempéré. Il se pense cependant en phase avec son peuple et son objectif : rendre à la Russie sa grandeur et son rôle international, en assumant tout le passé, impérial et soviétique. Il sait que le nationalisme et la défense des spécificités historiques sont la bête noire du mondialisme. Il sait où et qui sont ses ennemis, qu’ils veulent sa peau, au moins politiquement, et peut-être pas seulement. »

Sur son blog realpolitik, Aymeric Chauprade relève pour sa part qu’ « il y a au moins, autant de trucages et de verrouillages dans les élections dites démocratiques des pays occidentaux (surtout en France et aux États-Unis, car je ne parle pas de la Suisse, seule authentique démocratie d’Europe) qu’il y en a dans cette Russie présentée sans cesse comme une éternelle autocratie »

Quant à ceux qui chez nous reprochent à M. Poutine et à ses partisans de s’asseoir sur les règles de la bienséance démocratique et des tricheries multiples et variées –du moins si l’on en croit principalement les ONG financées principalement par…Washington, notamment la dénommée Golos– ce sont les mêmes qui célèbrent jusqu’à l’outrance notre démocratie confisquée.

Bruno Gollnisch rappelle de nouveau que les autorités morales, les donneurs de leçons, des communistes aux sarkozystes, se satisfont de ce que l’UMPS et ses vassaux s’arrogent la totalité du pouvoir, de l’absence de proportionnelle qui écarte de toute représentativité des millions d’électeurs; d’un lobby euromondialiste qui a jeté à la poubelle le résultat du referendum de 2005 qui avait retoqué la Constitution européenne ; de la mainmise des grands groupes financiers sur la quasi totalité des médias – notre pays a dégringolé au quarantième rang dans le classement relatif à la liberté de la presse- ; de la permanence de lois liberticides d’un autre âge…

« Grands démocrates » qui avaient encouragé l’hystérie anti-Le Pen, le climat de haine délirante et le viol des consciences lors de l’entre deux tours de la présidentielle de 2002 ; « grandes consciences » qui expliquent aujourd’hui que si le FN peine tant à trouver pour présenter Marine les parrainages de maires qui sont  victimes de pressions multiples , c’est à la fois de sa faute…et un motif de satisfaction. Bref, en France aussi une  révolution patriotique est une ardente nécessité !

 

 

Quitter la version mobile