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Ils ont peur, ils paniquent : le peuple français reprend la parole

Dessin de Konk non à la haine

konk-non-a-la-haineNous l’annoncions, Bruno Gollnisch devait débattre hier soir, à l’invitation de l’IEP de Strasbourg,  dans la capitale alsacienne avec le dirigeant de  l’UDI Yves Jégo sur le thème de l’avenir de l’UE. Il en a été finalement empêché par une poignée de militants communistes venus de l’extérieur s’autoproclamant étudiants (de l’ UEC pour être précis), qui se sont introduits dans la salle, et par un rassemblement à l’extérieur du maigrelet (et très vieillissant) collectif d’extrême gauche baptisé par antiphrase « Justice et libertés » (sic). Un triste aréopage  assez caricatural, d’extrémistes nostalgiques de la Terreur, de  l’époque bénie ou les opposants au communisme étaient liquidés, envoyés au goulag ou en hôpital psychiatrique. Bref au  nom de la lutte contre le fascisme, nos vertueux démocrates ont empêché ainsi toute possibilité de confrontation des idées qui est pourtant  la base même d’une liberté d’expression que les régimes totalitaires ont toujours redouté. Il est vrai que les extrémistes qui combattent le FN ne sont pas à un paradoxe prés…

 Courageuses mais pas téméraires, les autorités universitaires ont donc choisi d’abdiquer devant la dizaine de trublions qui s’étaient  introduits dans la salle où devait voir lieu ce débat, alors même qu’une grosse  centaine d’étudiants étaient présents pour y assister. (Voir ici la réaction « à chaud » de Bruno Gollnisch : https://www.youtube.com/watch?v=KR4JlydA2VM).

 Quand on a plus d’arguments à opposer à l’adversaire,  l’empêcher de parler est le stade ultime de la déroute intellectuelle, le signe d’un terrible aveu d’impuissance. M. Jégo l’a d’ailleurs avoué  en s’offusquant hier du « cadeau » fait par l’extrême gauche au FN qui se verrait ainsi renforcer dans sa posture de victime de laquelle il «joue ».

 Bruno Gollnisch a eu beau jeu de lui rétorquer, cette réplique n’a pas été reprise par l’article des DNA relatant cette soirée, que la politique n’est pas un jeu pour un FN qui se bat depuis quarante ans  pour porter aux pouvoir les conditions de notre renaissance nationale.

 Sur slate.fr, le journaliste Eric Dupin notait d’ailleurs dans un article publié aujourd’hui (« Non le FN n’est pas le diable »)  le terrible échec de la stratégie de diabolisation du FN par les partis du Système. « Le scrutin législatif partiel de dimanche dernier (qui) devrait enterrer définitivement ces vaines tentatives d’écarter symboliquement le FN du champ démocratique »,  en apporte une nouvelle preuve. «Cette posture morale, qui emprunte diverses figures rhétoriques, a amplement prouvé son inefficacité depuis maintenant une trentaine d’années! ».

 « Sa variante la plus fruste poursuit-il, consiste à séparer soigneusement le FN, parti qu’il faudrait combattre sans merci au nom de valeurs sacrées, de ses électeurs, dont il conviendrait de comprendre les souffrances, les frustrations et autres peurs. Cela revient, au final, à prendre ceux qui votent frontiste pour des imbéciles, mus par des rancœurs irrationnelles ».

 «Le moins qu’on puisse dire est que cette stratégie a régulièrement échoué. De plus en plus nombreux sont d’ailleurs les électeurs du FN qui votent pour ce parti, pas seulement pour envoyer un message protestataire, mais aussi et surtout pour adhérer aux idées qu’il porte: sur l’immigration, l’insécurité ou encore l’Europe… ».

 Et si « la droite d’inspiration libérale et européiste » entend (surtout) s opposer au FN  sur le terrain des idées écrit  encore M. Dupin, «  à la gauche, également, de trouver les mots pour lutter contre les thèses du FN. (…) La question reste entière de savoir comment la gauche –ou les gauches– sauront contredire efficacement le FN et lui opposer d’autres représentations de la société sans nier la réalité des problèmes de la période. Mais ceci est infiniment plus difficile que de se contenter de brandir mécaniquement de grands principes d’exclusion des exclueurs ».

 Jérôme Fourquet,  directeur du Département opinion publique à l’IFOP, note également, interrogé par le site Atlantico sur les chances de succès de l’opposition nationale lors des  élections départementales de mars prochain,   que « l’électorat frontiste souhaite voir ses représentant appliquer leur politique, tenir le gouvernail. Le Front National est construit à partir d’un rejet des partis » . « Mais on observe une adhésion de plus en plus nette à une vision du monde. On devrait donc avoir une confirmation de cette dynamique aux élections départementales de 2015 ».

 Il ajoute que «tous les scrutins montrent en tout cas la volonté de laisser sa chance à une gestion frontistes des affaires. Un simple vote de protestation entraînerait un reflux des scores de second tour après un bon premier tour. Or, ce n’est plus le cas. Et je rappelle que deux sénateurs FN ont été élus, et ils l’ont été par des grands électeurs, eux-mêmes élus dans des conseils municipaux, des mairies. C’est un signe supplémentaire que la vocation uniquement protestataire ne correspond plus au principal ressort du vote en sa faveur ».

 Il faudra bien  plus que des intimidations stériles, des anathèmes creux, des vociférations qui ne  fonctionnent plus, ou en tout cas de moins en moins,  pour enrayer la dynamique du courant patriotique. Un cycle se ferme, un autre s’ouvre.  Le peuple français reprend la parole.  

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