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Fracassant!

 

 

Comme d’autres enquêtes parues ces dernières  semaines, le  sondage Odoxa pour RTL publié ce matin place le Front National  en tête des intentions de vote pour le premier tour des départementales avec 31 % de suffrages, devant la coalition  UMP-UDI (29 %), le PS (20 %), le Front de Gauche ( 8 %),  EELV (4%)… Un autre  sondage,  Ifop  pour le site  Atlantico, détaille  les motivations de son électorat.  Jérôme Fourquet, invité à le commenter, note  que l’opposition nationale  « (s’installe)  à un niveau très élevé, aux alentours de 29 ou 30%. C’est inédit, surtout que nous parlons d’un scrutin local qui n’est pas spécialement réputé comme favorable au FN, celui-ci déploie son potentiel électoral plutôt sur des scrutins nationaux ». Au terme de cette enquête, M.  Fourquet souligne que « la palette (des raisons du vote FN)  est plus large que l’aspect protestataire ou que les simples questions d’identité ou d’immigration ».

 Une empathie grandissante pour le  FN,  angoissante pour  la caste qui donne de la voix pour supplier les Français de ne pas voter en dehors des clous. Dimanche, Manuel Valls a de nouveau confié, lors d’un entretien sur   I-Télé/Europe 1/Le Monde,  «( sa)  peur » de voir (notre ?)  pays  se (fracasser) contre le Front National »,  en lançant un appel à la mobilisation électorale.

 Dans un entretien accordé au Journal du Dimanche, le socialiste Jean-Marie Le Guen, secrétaire d’Etat  aux Relations avec le Parlement, a relayé l’appel au secours du Premier ministre en affirmant qu’ « il est temps de reconnaître que la lutte contre le FN est prioritaire ».

 Preuve d’impuissance, confirmation  que les  outils socialistes  pour arrêter la fuite de son électorat  sont   aussi inadaptées qu’obsolètes,  M. Le Guen  en est réduit à se féliciter d’un  énième  rapport  contre le FN  qu’il  « vient de rédiger pour la Fondation Jean Jaurès », «  une analyse politique de 36 pages ( Front National, le combat prioritaire de la gauche), qui, à gauche, fera date  (sic) ,  s’adressant à l’ensemble du camp républicain (droite, gauche, gauche de la gauche)» selon le JDD.

 Invitée hier  du Brunch politique de Sud Radio,  Laurence Rossignol,  secrétaire d’Etat à la Famille,  Conseillère régionale de Picardie depuis 1998, a avancé très sommairement deux raisons  pour dissuader les Français de voter FN aux départementales : dans les conseils régionaux les élus FN « refusent) toutes les campagnes sur la contraception dans les lycées au motif que la contraception ça concerne les familles. Ça veut dire que demain ils les refuseront dans les collèges ».  Et « en matière de culture (…), à chaque fois que sur une manifestation culturelle ils trouvent un tam-tam, un boubou ou une girafe, ils sont contre car ils ne veulent défendre que des manifestations culturelles qui célèbrent l’esprit gaulois et le Moyen Age français » (sic). Voilà  de puissants arguments qui devraient mobiliser les foules…

 Le prix Nobel de Littérature 2008, «l’écrivain-voyageur » Jean-Marie Le Clezio,  a lui aussi tenu à apporter son soutien à la campagne du microcosme pour sauver sa position dominante.  Il  a ainsi déclaré  à un journal argentin, entretien réalisé mi-février mais  repéré samedi  par BFM-TV : «  Quand je vois le FN monter en France, je me sens plus Mauricien que jamais. Je ne comprends pas les Français ». « Si Marine Le Pen gagne, je rendrai mon passeport français, et je ne garderai que mes papiers mauriciens. »

 Il est vrai que M. Le Clezio ne vit pas (ou peu) en France et qu’il est lui aussi bien déconnecté du quotidien de nos compatriotes. Déjà  Au lendemain du premier tour des élections municipales, il estimait sur  RTL  « très préoccupante » la montée du FN  dans « un pays avec une tradition d’humanisme ». On « se replie on se méfie de l’autre et je pense que ce n’est pas bon. Si on vit dans un air confiné ce sera l’anémie intellectuelle ».

  Il ya trois ans, l’auteur franco-mauricien  avait fustigé l’essai de  Richard Millet,  Langue fantôme, suivi de Éloge littéraire d’Anders Breivik ,  qu’il jugeait « répugnant ». L’écrivain avait riposté sans mâcher ses mots : « Je ne suis pas anti-Le Clézio. Je trouve que sa syntaxe est bête, c’est-à-dire qu’elle est un peu gnan-gnan, qu’elle est le parfait reflet de sa pensée qui va dans le sens de la propagande, pensée multiculturaliste facile, manichéenne. Les Blancs, les Occidentaux sont tous épouvantables, mais les Indiens, etc., sont magnifiques… Le Clézio est le parfait représentant de cet effondrement du style…» affirmait M. Millet. Et oui, M. Le Clezio,  n’est pas Paul Morand ou Mircea Eliade qui veut…

 Dans ce contexte, l’article consacré aux élections départementales dans le  dernier numéro de L’Action française souligne, à  notre avis très justement, que ce scrutin incarnera aussi la lutte engagée par la caste mondialiste  contre l’identité française et notamment contre  la stratégie d’évitement de nos compatriotes qui ont fui vers les zones périurbaines  pour échapper à une immigration de masse. Immigration-invasion  que Manuel Valls veut imposer à tous par sa politique de peuplement consistant  à disperser  les flux migratoires sur l’ensemble de notre territoire.

 Ce  qui s’exprime également,  note Aristide Leucate dans l’AF,  dans « le dessein concerté des élites françaises et européennes  de la métropolisation du territoire, soit  la destruction planifiée du tissu rural (pas seulement paysan) sommé nolens volens de s’agréger, ici à une communauté urbaine, là à une métropole, ailleurs à une communauté  de communes de plus de 20 000 habitants. »

 « Le redécoupage  arbitraire des cantons (sans précédent depuis 1986) opéré par Manuel Valls, assorti d’une réforme ubuesque du mode de scrutin (…) a pour conséquence de dissocier délibérément territoires (ou terroirs) et populations. Ce déracinement s’apparente à ce que l’anthropologue Pierre Clastres appelait un ethnocide. Le gouvernement a compris que la France périphérique n’était rien moins  qu’une France qui revenait à ses souches primitives, celles de ses repères familiers, qu’ils soient paysagers, comportementaux, culturels, amicaux… ».

« Rendre illisibles –et bientôt ingouvernables –des départements en voie de dislocation pou scier la branche du FN, telle est la méthode délétère de cette anti-France dirigeante ayant opté pour le chaos ». Alors oui réaffirme Bruno Gollnischla fracassante option Front National , pour la France et les Français d’abord,  est plus que jamais une ardente nécessité:  FN, Marine vite !

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