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Retraites : « eux » et « nous »…

On ne manquera pas de s’interroger sur l’écart des chiffres annoncés sans sourciller par nos scrupuleux medias : entre 1,1 million et 3 millions de personnes  ont manifesté hier contre la réforme des retraites. Une mobilisation en tout cas objectivement en hausse par rapport à la dernière grande manifestation de juin sur ce même thème.  L’UMP    préfère tabler sur le soutien de la « majorité silencieuse » qui ferait bloc derrière le gouvernement…Le Front National,  qui organisera le 25 septembre un colloque sur les retraites –voir notre article en date du 6 septembre- a fait part depuis plusieurs mois de  ses réflexions et des pistes à envisager pour assurer à nos compatriotes une retraite digne de ce nom.  Bruno Gollnisch a souligné au début de l’été que l’actuelle réforme  envisagée « à supposer qu’elle aboutisse, sera à recommencer dans cinq ou six ans ».

Jean-Marie Le Pen le rappelait hier avec force dans un communiqué, «   Les solutions du Front National dans le modèle économique et social qu’il propose sont le retour au  patriotisme économique   afin de mettre fin aux ravages du mondialisme (délocalisations, importations sauvages, précarité…) et de reconstituer le socle économique des cotisations des  trente glorieuses ».

Notamment « en  déclarant enfin la guerre au chômage pour augmenter le nombre d’actifs par rapport au nombre d’inactifs » et par l’application de «  la préférence nationale à l’embauche et la fin de la politique d’immigration massive qui accroit le chômage et pèse considérablement à la baisse sur les salaires ». Il n’y aura pas de redressement social sans préférence nationale.

Enfin au-delà de l’idéologie mondialiste et d’ultra libre échangisme qui pèse  sur la prospérité de nos compatriotes, et donc sur leurs retraites,  l’impasse dans laquelle les partis du système ont entraîné les Français découle aussi très  largement du tropisme  antinataliste et antifamilial qui règne depuis des décennies à la tête de l’Etat.

Aux bébés Français et futurs cotisants,  a été préféré  le recours à l’immigration de masse  qui a considérablement  appauvri notre pays et retardé sa modernisation. Une question là encore  largement « taboue » et guère évoquée par la « grande » presse dite « d’information ». Or il est absolument évident que l’avenir de nos retraites découle aussi d’une politique énergique et immédiate de soutien aux familles françaises, d’accueil de la vie et de protection sociale des mères de famille.

On  comprend le silence du PS sur ces sujets, la gauche « de gouvernement »  étant objectivement complice de la droite car partageant peu ou prou la même « vision  du monde ». Dans les faits, ce sont bien les plus modestes,  les classes moyennes en voie de paupérisation accélérée,  qui sont  les premières victimes du projet mondialiste de l’UMPS.

 En attendant, Martine Aubry a promis le retour à la retraite à soixante ans en cas de victoire de son parti en 2012. Dans son  dernier bulletin, Jean-Gilles Malliarakis rappelle opportunément «  que la barre de 60 ans n’a nullement été instituée par aucune lutte syndicale. Elle fut inventée par Mitterrand. Les questions économiques, démographiques et sociales ne constituaient pas son point fort. Il imaginait alors, en écartant de l’emploi les seniors résoudre triomphalement le problème du chômage, et notamment celui des jeunes. On a vu le résultat comme on a pu mesurer, 20 ans plus tard l’effet des 35 heures ».

Mais pendant que les Français se débattent dans un quotidien de plus  en plus difficile et paient au prix fort les mensonges, la démagogie et la lâcheté des politiciens du sérail, les petits copains du système sont à la fête.

Symbole des années bling-bling de la Mitterrandie dont il fut un  des ministres emblématiques, soutien de Nicolas Sarkozy en 2007, Le canard enchaîné a révélé aujourd’hui que  l’homme « d’affaires » Bernard Tapie va recevoir 210 millions d’euros du Trésor public dans le cadre du règlement de l’affaire Adidas. Tout un symbole en cette période de crise…

 

 

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