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L’Armée comme dernier recours ?

Le 28 août le site du quotidien Le Monde  publiait un article  relatant la montée des tensions ethniques en Grèce, l’ « opération d’arrestations et d’expulsions d’immigrés lancée le 2 août  par le premier ministre conservateur Antonis Samaras  et qui se poursuit depuis. 12 455 personnes ont été interpellées, dont un peu plus de 2 000 ont été arrêtées. Environ 250 migrants ont été renvoyés vers leur pays d’origine. » Une opération baptisée  Xenios Zeus (Zeus hospitalier) dénoncée par « des ONG, comme Amnesty International ou Human Rights Watch ». « Ces opérations policières ne sont pas propres à la droite de Nouvelle Démocratie confesse le quotidien qui cite le cas de  l’ancien ministre socialiste de la protection des citoyens, Michalis Chryssohoïdis, (qui)  avait lancé une opération de nettoyage du centre d’Athènes, peu avant le scrutin législatif du 6 mai. Son successeur, Nikos Dendias, a employé les grands moyens pour Xenios Zeus. » Une opération qui s’inscrit est-il encore précisé « dans un contexte de vives tensions sur les questions d’immigration, marqué par le succès électoral d’un parti néofasciste, l’Aube dorée, qui affiche un langage et un comportement musclés à l’encontre des immigrés, et par la multiplication d’attaques subies par les étrangers. »

Aussi,  « plusieurs milliers de travailleurs immigrés ont manifesté, vendredi 24 août, dans les rues d’Athènes, pour protester contre les violences dont ils ont été victimes. Le cortège, composé principalement d’hommes pakistanais, protestait notamment contre l’attaque d’une mosquée au milieu du mois d’août, pendant le ramadan. Les drapeaux du parti d’extrême gauche Antarsya, très actif dans la défense des immigrés, se mêlaient aux affiches non à l’islamophobie, dehors les fascistes ou punition des fascistes qui attaquent les mosquées et insultent le Prophète.La foule avançait d’un pas discipliné vers la place Syntagma, ponctuant sa marche d’Allah ahkbar, repris en chœur». Ambiance…

  Sans justifier aucunement   le recours à la violence, relevons simplement que Le Monde « omet» curieusement  d’indiquer que si des immigrés ont été effectivement agressés, l’immigration massive subie par la Grèce, notamment ces derniers mois et dans le contexte de crise que l’on sait, s’est manifestée aussi par une explosion des  vols avec violences et des   viols commis par des clandestins à l’encontre de la population locale…

Dans le numéro de l’hebdomadaire Minute publiée le 1er août, était interrogé Omar Djellil, président de l’Alliance pour le progrès et la rénovation sociale. Il  constatait  que Marseille n’est plus depuis longtemps un territoire de la République mais chaque jour davantage une zone de non droit s’enfonçant dans le chaos. « Actuellement dit-il, les voyous les plus virulents sont ceux qui viennent d’Annaba, en Algérie, mais il ya aussi ceux d’Alger, et maintenant des Tunisiens, qui sont arrivés après la révolution de jasmin (…). Au départ, ces bandes passent des accords. A chacune sa zone d’influence. Mais au bout d’un moment, les plus forts veulent éliminer les plus faibles. Ce qui provoque des règlements de compte. Depuis trois mois se déroule une  guerre des territoires. »

Depuis cet entretien,  Walid Marzouki,  mis en cause dans des affaires de stupéfiants,   a été tué mercredi soir à la kalachnikov dans les quartiers nord de Marseille. Le quatorzième mort  dans un règlement de comptes depuis janvier dans la capitale phocéenne,  le dix-neuvième dans la région, le « record » de l’année 2011(16 morts)  est d’ores  et déjà battu…

Un mort de trop pour la sénatrice socialiste Samia Ghali, sénatrice PS et maire des 15 et 16e arrondissements, qui recouvrent des quartiers dits  sensibles du nord de la ville. Dans un entretien paru  hier dans  le quotidien régional La Provence, l’élue du PS  semble avec vingt-cinq  ans de retard découvrir l’étendue du problème,  pointé notamment  avec force ces dernières années par l’élu marseillais  FN  Stéphane Ravier .

 « La vérité confie-telle, c’est qu’aujourd’hui le premier employeur des jeunes dans certaines cités, c’est le trafic de stupéfiants. Si rien ne bouge, on se dirige tout droit vers un système à l’américaine avec des gangs qui se font la guerre sur des territoires où la loi n’a plus cours.  »Et d’en appeler à la manière forte : « Aujourd’hui, face aux engins de guerre utilisés par les réseaux, il n’y a que l’armée qui puisse intervenir. Pour désarmer les dealers d’abord. Et puis pour bloquer l’accès des quartiers aux clients comme en temps de guerre, avec des barrages. Même si cela doit durer un an ou deux. »

Des propos qui ont fait réagir Jean-Claude Gaudin, sénateur-maire UMP de la ville, qui les a qualifiés d’ « irresponsables ». « « Marseille a besoin de renforts de police, pas d’un appel à la guerre civile » a-t-il  écrit  dans un communiqué. Même embarras des amis socialistes de Samia Ghali qui craignent qu’une intervention de l’armée donne le signal  d’ une multiplication de demandes similaires  de la part  d’élus qui,  sur l’ensemble de notre territoire,  sont  confrontés eux aussi  aux violences de plus en plus incontrôlables des bandes de racailles.

 Manuel Valls a expliqué hier « (comprendre)  l’appel au secours de la sénatrice Samia Ghali mais il est hors de question que l’armée puisse répondre à ces drames et à ces crimes. Il n’y a pas d’ennemi intérieur et pour s’attaquer au trafic de drogue, au banditisme, a ces règlements de comptes, au trafic d’armes, il faut une action en profondeur de la police et de la justice car les deux vont de pair », a dit le ministre de l’Intérieur.

François Hollande, contraint de sortir de son mutisme,  a fait chorus aux propos de M. Valls  lors d’une conférence de presse à Madrid après une rencontre avec le président du gouvernement espagnol Mariano Rajoy. »L’armée n’a pas sa place pour contrôler des quartiers de notre République » a-t-il répété,  évoquant tout juste un  «(renforcement) des capacités »  des forces de l’ordre à Marseille.

Omar Djellil  dans l’entretien dont  nous nos faisions l’écho plus haut,  dit ne guère se faire d’illusions sur les capacités de la gauche  à terrasser cette délinquance endémique. « Ici (à Marseille) on est colonisés affirme-t-il. « Coloniser,  c’est s’installer chez les autres, écarter les lois en vigueur et imposer ses propres règles (…). Nous sommes colonisés par l’immigration clandestine ! ». Un constat fort juste mais qui mérite d’être précisé souligne Bruno Gollnisch.

En effet à Marseille comme ailleurs, la colonisation de peuplement que nous subissons ne découle pas seulement de l’incapacité des gouvernements UMPS à contrôler nos frontières -qu’ils s’acharnent d’ailleurs à  faire disparaître- mais plus largement encore de l’immigration dite légale,  de la fabrication la chaîne de millions de Français de papier. Il n’est pas nécessaire  de faire appel à  l’armée pour s’attaquer à cet aspect du problème, une simple majorité à l’Assemblée nationale est suffisante…  

 

 

 

 

 

 

 

 

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