Site icon Le blog de Bruno Gollnisch

Les désaxés

Si selon la profonde sentence de Héraclite « on ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve », Le Monde s’interroge gravement : «Le FN n’est plus le même, mais a-t-il vraiment changé ? ». Un questionnement qui fait (aussi)  écho aux déclarations de la caricaturale apparatchik socialiste parisienne, Anne Hidalgo. Forte de son statut de petite fille de « rouges espagnols » -serait-ce un motif de fierté particulier ?- Mme Hidalgo s’est sentie permise d’évoquer une fantasmatique filiation du FN avec les partis de la collaboration. Ce type de critiques émanant d’une formation qui a pactisé hier avec les représentants de la sanglante idéologie communiste, avant d’approuver aujourd’hui les menées totalitaires du nouvel ordre mondial -d’un parti de l’étranger, l’autre- sont particulièrement indécentes.

Une gauche qui plus largement poursuit son  travail de sape idéologique des fondements de notre société comme on le voit encore avec l’offensive menée en faveur du mariage et de l’adoption pour les couples homosexuels. Les auditions conjointes sur ce projet  de la ministre de la justice, Christiane Taubira, et de la ministre déléguée à la famille, Dominique Bertinotti, s’achèvent ce mercredi .

Une drague lourde envers les catégories plus extrémistes du lobby homosexualiste qui s’est illustrée lundi par le vœu du Conseil de Paris qui a demandé que la mairie de Paris soutienne la candidature de la ville à l’accueil des Gay Games, fondés en 1982, à San Francisco…dans la négation la plus totale de ce  qu’est justement l’esprit olympique…

Il s’agit en l’occurrence de répondre au souhait déposé par le maire EELV du IIe arrondissement, Jacques Boutault. Les « Gay Games sont une manifestation sportive et culturelle organisée par et pour les athlètes, artistes, musiciens LGBT (lesbiennes, gaies, bi et transexuel, NDLR) (…). Toute personne peut participer quel que soit sa capacité, son âge, son orientation sexuelle, son sexe, sa nationalité, ses croyances religieuses et politiques, ses origines ethniques et sa séropositivité ou non », écrit le groupe Europe Ecologie -Les Verts. Consternant.

Le Monde s’arrête aussi sur son site sur ces enfants qui ont la chance phénoménale d’avoir été élevés par des couples homos, « ils seraient aujourd’hui en France de 24 000 à 40 000, selon l’Institut national d’études démographiques ».

Et cet article de nous narrer cette scène touchante, que l’on croirait toute droit sortie des feuilletons télévisés familiaux qu’affectionnent notre service public : « Pierre, 10 ans, a un papa et deux mamans (…). Il ne voit que des avantages à cette situation. J’ai une plus grande famille, dit-il. Trois parents, cinq grands-parents, ça fait plus de monde pour s’occuper de lui. »

« Il appelle maman celle qui m’a fait naître, et l’autre, maman-Sami, du nom du héros de Scooby-doo, son dessin animé préféré »– Sami est un garçon dégingandé, qui a du poil au menton et qui est maigre comme un clou malgré sa capacité phénoménale à engloutir des pyramides de sandwichs; les adeptes de la pensée freudienne, voire les autres, en tireront peut être quelques conclusions !, NDLR.

« Seule une personne (une seule !, NDLR) a fait part d’une expérience douloureuse » est-il relaté, et celle-ci est évidemment…hors norme. « C’est Anne, 41 ans, styliste, de nationalité belge. Elle découvre l’homosexualité de son père à l’âge de 10 ans, quand ses parents divorcent. Il est très extraverti, drague ouvertement, raconte ses rencontres d’un soir, mais n’aborde jamais clairement son homosexualité. Ça aurait été bien mieux qu’il m’en parle, au lieu de faire comme si tout était normal, raconte Anne. »

« La jeune femme a l’impression que son père n’a pas été honnête envers sa famille. Ma mère était amoureuse de lui, mais il l’a épousée uniquement pour avoir des enfants, analyse-t-elle. Elle a été une sorte de chose. Et nous, ses enfants, avons aussi été des sortes d’objets. J‘ai le sentiment que je n’aurais pas dû être là, dans cette vie-là, pour lui. C’est toujours un poids.»

« Anne n’exclut pas que deux personnes du même sexe puissent être de bons parents pour un enfant adopté, déjà là. Mais elle n’approuve pas la procréation médicalement assistée pour les couples de lesbiennes (…), car elle y voit une instrumentalisation de l’enfant. »

Un avis partagé par de nombreux homosexuels, à l’instar d’une « icône gay » comme l’acteur Rupert Everett qui,  dans un entretien accordé au Sunday Times a déclaré : « Je ne peux rien imaginer de pire que d’être élevé par deux pères gays ».

Un jugement qui est partagé y compris par des homosexuels ayant le virus communautariste, à l’instar de Xavier Bongibault,  président l’association Plus gay sans mariage, -« athée » « qui ne cherche pas à préserver des traditions » précise-t-il.  Interrogé sur le site de l’hebdomadaire Valeurs actuelles,  Il confesse son vœu de regrouper des personnes homosexuelles hostiles au projet du gouvernement

« Un enfant a besoin d’un père et d’une mère. Respectons cet équilibre familial, qui est aussi nécessaire à l’équilibre de la société : on ne peut pas tout chambouler sans plus de réflexions » affirme-t-il. « Le projet du gouvernement est loin de faire l’unanimité au sein de la communauté gay. Contrairement à ce qu’affirment les médias, cette revendication n’est pas majoritaire chez les homosexuels. La plupart s’en moquent, mais l’influence des associations LGBT est telle que beaucoup n’osent pas le dire (…). Je crois qu’elles étaient à cours de revendications et qu’il leur fallait en trouver une. »

« Je pense que ces associations sont dans une logique de surenchère permanente » explique M. Bongibaut qui, membre de l’UMP, ferait bien d’évoquer ce dossier avec les nombreux ténors de ce parti qui se sont déclarés favorables au mariage et à l’adoption pour les homos -. /2012/09/12/parfois-le-ps-tient-ses-mauvaises-promesses/

Jeudi dernier, sur le  site de ce même hebdomadaire, Thibaut Collin  a parfaitement résumé dans une tribune (« Mariage homosexuel : l’injustice faite aux enfants ») les enjeux de ce débat : « Le mariage civil est source de droits et de devoirs, non seulement entre les mariés mais aussi envers leurs possibles futurs enfants. La réduction actuelle du mariage à la simple reconnaissance sociale d’un sentiment amoureux ou d’un intérêt privé se contredit elle-même. »

« Pourquoi deux ou trois amis ne seraient-ils pas alors eux aussi fondés à demander une reconnaissance sociale de leur amitié en tant que telle ? Si le mariage civil n’était pas le cadre juridique d’une communauté de vie source d’enfants, il n’existerait tout simplement pas ! Si malgré tout, certains réclament l’ouverture du mariage aux personnes de même sexe, c’est que la filiation ne leur apparaît plus nécessairement fondée sur la procréation (…) ».

 « Si le code civil n’est que la caisse d’enregistrement de la volonté individuelle et celle-ci la simple traduction d’un désir, alors le droit de tout enfant à avoir un père et une mère est d’emblée disqualifié. En effet, dans cette affaire, l’enfant, lui, ne peut rien revendiquer puisqu’il n’existe pas encore ! C’est pour cela que la noblesse d’un État dit de droit est de protéger les plus faibles de ses membres en leur offrant un cadre dans lequel ils ont a priori le plus de chance de recevoir les biens dont ils ont besoin pour se développer.».

« Notre société a poussé à un haut degré de conscience le souci de la santé physique. En choisissant de mentir à certains enfants en leur déclarant que ces deux hommes ou ces deux femmes sont bien leurs parents, elle ferait fi de leur santé psychique et bafouerait leur droit le plus fondamental. »

Dans le quotidien La Croix (édition du 20 juin 2006 ), Mgr Michel Dubost posait déjà clairement les enjeux de cette question de société qui n’est pas de savoir s’il « existe des couples homosexuels d’une grande générosité capables d’aimer des enfants. Cela est possible ». Mais « il s’agit de savoir ce qui est essentiel pour le bonheur de l’humanité et pour celui des enfants en particulier. Malgré les nouvelles techniques de fécondation, il n’y aura jamais de droit à l’enfant, seulement des droits de l’enfant.»

« Et parmi ces droits, ceux d’avoir une histoire inscrite dans une généalogie, de savoir qui sont son père et sa mère, d’avoir accès à l’un comme à l’autre… Aujourd’hui, en privilégiant la liberté des parents, on aboutit à une grande fragilité pour l’enfant. Quand un enfant ne sait pas qui sont ses géniteurs ou qui seront ses parents éducateurs (…) comment ne ressentirait-il pas de l’insécurité ? ».

Mais il est clair constate Bruno Gollnisch, que la lutte contre cette insécurité  là,  n’est pas non plus la priorité de ce Système proprement désaxé.

 

 

 

 

 

Quitter la version mobile