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Valls, Vallaud-Balkacem, Ruquier, Ibrahimovic…la fine équipe

lavage de cerveauLes sondages se suivent et se ressemblent : celui de l’Ifop publié hier pour Europe 1 et Le Figaro, place le FN en tête des intentions de vote au premier tour des élections départementales de dimanche prochain avec 30% des voix. L’opposition nationale devancerait l’alliance UMP-UDI 29%), le PS (19%), le Front de Gauche (6%), les candidats divers gauche (5%), divers droites (5%). Europe Ecologie-Les Verts (3%), le MoDem et les groupuscules trotskystes (moins de 0,5%). Le taux d’abstention devrait s’élever à 54%. Pour éviter la déroute qui s’annonce, les personnalités socialistes usent toujours du même ressort depuis le début de la campagne : dramatisation des enjeux, appel aux valeurs de la république, tentative de (re)diabolisaiton du FN. Une martingale utilisée ad nauseam par Manuel Valls et déclinée par les ministres du gouvernement, les apparatchiks du PS pour mobiliser le noyau dur de l’ électorat socialiste et déclencher un électrochoc au sein du peuple de gauche réfugié dans l’abstention.

 Mais ladite grève du vote est-elle passagère ou s’analyse-t-elle comme une première étape, un sas de décompression, un temps de réflexion avant le basculement vers un vote anti système ? Le phénomène fut perceptible dans les années 80-90 quand, avant de rallier le panache blanc du FN, de nombreux électeurs socialistes et communistes passèrent par la case de l’abstention pendant quelques années avant de glisser un bulletin Front et Le Pen dans l’urne…en même temps que  les premiers votes de leurs enfants…

 Invitée de l’émission BFM Politique cette fin de semaine et de RTL ce matin, Najat Vallaud-Belkacem a pourtant redit que «l’abstention fait arithmétiquement monter le FN». Ce qui est largement faux puisque si les sympathisants frontistes semblent certes plus mobilisés, c’est aussi au sein des catégories  populaires, là ou le FN réalise de gros scores, que l’abstention est la plus élevée. Le ministre de l’Education nationale a repris également les éléments de langage fournis par les conseillers du Premier ministre en réaffirmant  qu’  «il faut dire aux Français que le FN est le parti de la haine ».

 Pour les petits Machiavel socialistes cette stratégie de focalisation sur le FN, aurait pour avantage de marginaliser l’UMP. Une nécessité puisque nombreux sont ceux au PS, dans les allées du pouvoir, à estimer, sondages à l’appui, qu’au second tour de la présidentielle de 2017, François Hollande pourrait  battre Marine mais certainement pas le candidat-clone de la droite euromondialiste, que ce soit Sarkozy ou Juppé…

 Mais la volonté d’infantiliser les Français, de  jouer sur les peurs, la diffusion à haute dose de messages anxiogènes  peuvent elles encore sauver la mise d’un PS au pouvoir qui a failli, trahi, menti, échoué, atteint depuis longtemps son seuil d’incompétence ?

 Le site du quotidien gratuit Vingt minutes le notait, «comme l’a souligné Guillaume Tabard dans un édito du Figaro, la campagne électorale semble se résumer à ce match, quasi personnel entre Manuel Valls et la famille Le Pen qui ne se prive d’ailleurs pas de lui répondre. Une stratégie risquée (…) car elle valorise un parti qu’il prétend réduire et souligne, par contraste, l’incapacité de la gauche à se situer sur un autre terrain que celui de la République en danger

 Pour Rémi Lefebvre, professeur de sciences politiques à l’université de Lille 2, les déclarations de Manuel Valls illustrent surtout «l’absence de stratégie des socialistes, aux abois» (…). «Il  ( Valls, NDLR) joue la carte du leader déterminé droit dans ses bottes. Le paradoxe, c’est qu’il agite la peur du FN, avec un discours émotif sur la « peur pour son pays » alors que beaucoup de citoyens estiment que la gauche a une grande responsabilité dans la montée du FN» souligne-t-il. «Tous les ingrédients sont réunis pour une catastrophe» pour le PS.

 Enfin, le rabâchage du danger FN est «une stratégie est de moins en moins efficace pour mobiliser l’électorat de gauche», note Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’Ifop.

 Ajoutons encore que la désaffection, voire l’écœurement  des Français vis-à-vis du pouvoir  prend aussi sa source, note Bruno Gollnisch,  dans les lourdes erreurs psychologiques dont il est coutumier, faute de « sentir » la France. Ce matin encore  Mme Vallaud-Belkacem tentait de trouver des excuses au langage de racaille du mercenaire millionnaire du Qatar Paris Saint-Germain, Zlatan Ibrahimovic

 Furieux de la défaite de son club à Bordeaux, l’attaquant du PSG a insulté copieusement l’arbitrage et la France : « 15 ans que je joue au football… jamais vu un tel arbitre… Dans ce pays de merde… Ce pays ne mérite pas le PSG ».

 Le  ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, Patrick Kanner, s’est empressé de faire profil bas et d’accepter les excuses du joueur, faites peu après dans un communiqué standard.  Le ministre  de la Culture, ce matin  au micro de RTL a souligné que M. Ibrahimovic est «un grand joueur » -est-ce une excuse ?-  là où  nos compatriotes auraient aimé entendre les représentants de la République tenir un langage de fermeté devant un privilégié qui se permet de  cracher sur le pays dans lequel il évolue, son énervement n’étant en rien une circonstance atténuante mais plutôt le révélateur d’un état d’esprit.

 Autre déclaration choc, celle de Laurent Ruquier, qui en dit long sur l’état d’affaissement de son auteur, et plus largement sur la peur panique des représentants du microsome politico-médiatique devant la saine réaction populaire qui se dessine. L’animateur de l’émission On est pas couché sur France 2, diffusée samedi,  recevait François de Closets pour son livre La France à quitte ou double. L’auteur tente d’expliquer dans celui-ci la politique qu’il faudrait mener pour faire revenir à la bergerie UMPS les millions de Français qui sont « légitimement » tentés de voter pour un Front National diabolisé de manière idiote affirme-t-il.

Or, M. Ruquier a pris le contrepied du sentiment exprimé par M. de Closets affirmant même sur le plateau  et écrivant  peu après dans un  tweet: « Je regrette d’avoir donné la parole à Éric Zemmour pendant 5 ans, je me rends compte que j’ai banalisé ses idées. »

 Si M. Zemmour n’est pas toujours tendre avec le FN, force est de constater que beaucoup des idées et analyses de  l’essayiste-Chroniqueur en sont proches. Son succès  tient au fait qu’il énonce des vérités ressenties par les habitants de ce « pays de merde » comme dirait M Ibrahimovic.

 A savoir notamment  ce que M. Zemmour écrivait encore dans Le Figaro le 6 mars : «la dernière étude du Cevipof confirme d’autres enquêtes: pour 70% des sondés, il y a trop d’immigrés. Depuis trente ans, le Front National prospère sur cette douloureuse mais simple évidence. Peu importe que ce regard hostile mélange, au grand dam des statisticiens, des juristes et des bien-pensants, étrangers et enfants d’immigrés. Car ce consensus massif, tous les observateurs du  système  ont choisi de ne pas l’observer. De détourner le regard. D’interdire jusqu’aux mots qui l’expriment. Ce que François Mitterrand appelait naguère  le seuil de tolérance  est désormais intolérable aux oreilles des bons esprits.  Français de souche  aussi, sauf lorsqu’il s’agit de les dénigrer. Personne ne veut voir ce qui crève les yeux ».

 MM. Ruquier et Valls, Mme Vallaud-Belkacem assistent terrifiés au réveil du peuple français ? Et oui,  il est plus tard que vous ne pensez !  

 

 

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