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Euromondialistes, « Bêtes » et méchants…

APOCALYPSELes électeurs  sont largement indifférents à  l’argument invoqué par le Système  pour les mobiliser selon lequel,  pour la première fois lors de ces élections européennes, le   président de la Commission européenne sera élu sur la base du rapport  des forces politiques dans l’hémicycle européen. Une fausse  avancée démocratique car  l’arrivée  dans ce fauteuil, en remplacement du portugais  Jose Manuel Barroso, de son clone luxembourgeois, le  libéral-social Jean-Claude Juncker ou de son jumeau allemand, le  social-libéral  Martin Schulz, n’entrainerait en rien  la rupture nécessaire,  attendue  avec l’idéologie euromondialiste qui  nous fait tant de mal. Si comme le notait hier Jean-Marie Le Pen lors du Talk Le Figaro, «  La France est une sous-colonie, colonie de l’Union européenne, elle-même colonie des Etats-Unis», les  peuples de la Vieille Europe attendent autre chose, ils plébiscitent toujours plus nombreux le retour aux valeurs nationales.

 L’oligarchie euromondialiste se sentant   menacée il est  dans l’ordre des choses qu’elle  sonne l’alarme ! A son petit niveau (d’audience), la chaîne Arte s’y colle ce soir en programmant à 20h50 un documentaire, «  Populisme, l’Europe en danger » dans lequel le FN ne sera bien évidemment pas oublié. « Alors que le mécontentement enfle face à la crise, est-il expliqué sur le site de la chaîne, les mouvements populistes espèrent triompher lors des élections européennes de mai 2014. Sont-ils réellement en marche vers le pouvoir ? Enquête sur les rouages d’un extrémisme florissant ». Cela promet !

 Est-il nécessaire  de rappeler que l’escroc intellectuel Bernard-Henry Lévy, est président du Conseil de surveillance d’Arte depuis maintenant prés de 21 ans,  soit le plus long mandat du  Paysage audiovisuel français »?  Et que le site  du bulletin qu’il anime, La Règle du Je(u),  s’est laborieusement, maladroitement  et très grossièrement  investi ces derniers mois pour  tenter d’empêcher le FN de conquérir des mairies et d’obtenir des conseillers municipaux ?

 Son « meilleur ami » et complice, l’ex gauchiste Gilles Hertzog, éditeur, journaliste, écrivain,  directeur de la publication de  La Règle du Jeu, a publié vendredi sur ce même site, un texte qui en dit long  sur la peur du peuple qui glace l’échine de nos « élites ».

 Petit-fils de Marcel Cachin, fondateur du Parti Communiste « français », fils de Marcelle Cachin, député communiste et du chirurgien-militant rouge  Paul Hertzog, qui opéra en son temps  de nombreux dignitaires de la sanglante dictature soviétique, Gilles Hertzog est inquiet.  « Quand, dédaignant le Front de Gauche (…)   la moitié de l’feu-classe ouvrière vote pour le Front National (…), quand, dans les profondeurs les plus ancrées de la France populaire, la moitié du pays réel cher à Charles Maurras passe outre à la tradition révolutionnaire et républicaine et met le parti de Jean-Marie Le Pen et sa fille en tête, peut-on encore soutenir que le peuple, en dernière instance, voit juste et a toujours raison  ? (…). Peut-on encore et toujours parler d’un vote du désespoir ? Et non d’un vote d’adhésion, faisant sien, en pleine connaissance de cause, les valeurs, le programme du FN, les adoubant sans réserve ? ».

 M. Hertzog en tire notamment comme conclusion  que  « c’est moins le FN » «  qu’il faut exorciser », « que les électeurs eux-mêmes, les citoyens eux-mêmes, déchirant souverainement le pacte républicain, qu’il faut incriminer » (sic).

 « Le vieil ordre libéral et démocratique craque de partout, poursuit-il,  tandis que le nouvel ordre mondialisé s’avance masqué. Comme l’analysait Gramsci, l’ancien n’est pas encore mort, le nouveau tarde à apparaître. « Et dans ce clair-obscur, ajoutait-il, surgissent des monstres.  On en est là. Toutes les aventures sont possibles. Reste que face au glissement de terrain en cours dans les profondeurs du tissus français, l’angélisme de gauche est moins que jamais de mise ».

 Gilles Hertzog qui attend l’assomption de ce nouvel ordre mondialisé,  ne va pas jusqu’à livrer le fond de sa pensée. Il n’annonce  pas  clairement ce qu’il préconise en lieu et place de cet  angélisme de gauche  pour empêcher que ne s’incarne à grande échelle  le 25 mai ,  ce vœu d’une  Europe des patries enracinées, libres et souveraines, qu’il assimile lui,  à la sortie des eaux  de la   Bête de l’Apocalypse

 « Prennent peu à peu le commandement de millions d’âmes la boue, la haine affichée de l’autre, la peur des différences, le goût de la tribu et de l’entre-soi, la passion d’exclure et la fin du partage. Cela s’appelle la Tentation totalitaire » écrit-il encore.  En gros le projet et les travers  qui sont  justement reprochés par beaucoup aux  doctrinaires du mondialisme et…à BHL.  Nous nous souvenons du jugement d’Henri Guaino sur ce dernier : « Bernard-Henry Lévy n’aime pas la France (…). Il a la bave aux lèvres, avec la haine qui suinte de partout ». Ses leçons d’amour, de tolérance, et de non tribalisme ajouterons-nous, BHL pourrait en effet essayer de se les appliquer à lui même…

 Ce même député UMP  expliquait en février sur LCP  qu’il sentait monter dans le pays « une immense colère » et  « vis-à-vis de l’Europe beaucoup de déception, d’amertume et de colère ».  Le Front National est en capacité de devenir « un instrument de la colère populaire », notait-il,  estimant que l’UMP préparait mal les élections européennes.

 D’ores et déjà le  sondage IfopSud-Ouest Dimanche  qui vient de paraitre donne certes l’UMP en tête le 25 mai avec  24 % des intentions de vote, mais talonnée par le  Front National (22 %), qui se hisse devant  le Parti socialiste (19 %),   Europe Écologie-Les Verts (8,5 %), le  Modem-UDI (8 %) et le Front de Gauche (7,5 %).

 Directeur du département «opinion» de l’Ifop,  Jérôme Fourquet explique dans  Sud Ouest Dimanche  que si l’abstention sera certainement « massive »,  «la concurrence ( de l’UMP)   avec le FN est exacerbée par le fait qu’une partie de l’électorat UMP, que nous estimons à 12 %, peut être tentée de voter FN ».

 « Depuis Airbus ou Ariane, il y a vingt ans, il n’y a plus de grandes idées qui fédèrent et font office de carburant » en Europe explique-t-il encore. « Il y a de grandes avancées institutionnelles ou très techniques, comme l’Union bancaire (pour tenter de sauver l’euro, NDLR) . Mais le décalage est criant avec ce que les peuples attendent ».

 Les exemples cités sont  plutôt mal choisis  si  M.  Fourquet  se veut le défenseur de l’Europe bruxelloise note Bruno Gollnisch, car  « les grandes réussites que sont la fusée Ariane,  l’avion  Airbus,  mais aussi  Galileo (la réponse européenne au GPS américain),  l’anneau franco-suisse  (l’étude de   la structure de la matière menée par le Centre européen de recherches nucléaires),  ne doivent rien à l’Europe bruxelloise ».

 Elles  sont  tout simplement à mettre  « au crédit de l’excellence de nos scientifiques, ingénieurs, chercheurs Français et Européens, le fruit d’une  coopération concrète menée hors du cadre de l’Union européenne »… C’est cette  Europe des nations  performante là, cette Europe de  la libre coopération qui a les faveurs du FN souligne le député FN,  pas sa ruineuse et obsolète caricature bruxelloise  défendue par l’UMPS et ses alliés.

 

 

 

 

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