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Résister pour gagner

Le gouvernement français s’inquiéterait du sort réservé aux onze Français de papier condamnés à mort en Irak ces dernières semaines pour leur appartenance à l’organisation terroriste baptisée Etat Islamique (Daech). Au nom des immortels principes, le ministre de la justice Nicole Belloubet avait déclaré sur BFMTV fin février: «il n’est pas illogique qu’ils soient responsables de leurs actes, là où ils les ont commis». Mais ajoutait-elle,  «notre pays n’accepte pas la peine de mort. Si cette décision intervenait en Irak, nous interviendrions pour que la peine ne soit pas exécutée.» «Pour nos ressortissants pour lesquels la peine de mort sera prononcée, nous demandons à ce qu’elle soit commuée en prison à perpétuité», avait déclaré également Emmanuel Macron, quand bien même «Paris avait refusé de rapatrier (ces onze terroristes) pour les juger» rappelle BFM. Cette décision prise par l’exécutif de ne pas rapatrier ces traîtres pour les juger chez nous a bien évidemment sa logique. Mais la vraie question sous-jacente est bien le fait que ces racailles islamo-djihadistes ne méritent pas leur nationalité française, laquelle est généreusement (follement) à octroyée à tous au nom du droit du sol.

Le gouvernement met ici en avant son humanité, son droit de l’hommisme, l’article 66-1 de la Constitution française qui dit que «nul ne peut être condamné à la peine de mort». Ou encore la Convention européenne des droits de l’Homme et des libertés fondamentales, dont le protocole numéro 13, adopté en mai 2002, est relatif à «l’abolition de la peine de mort en toutes circonstances», y compris en temps de guerre ou de danger imminent de guerre. Mais tout cela fleure bon l’hypocrisie quand, pour respecter le en même temps macronien, notre pays continue de fournir des armes à l’Arabie saoudite pour son intervention militaire au Yémen, qui a proprement  condamné à mort  des dizaines de milliers de victimes civiles, dont de nombreux enfants.

Or, comme le souligne un article paru sur le site anglais trotskyste World Socialist Web Site (site du comité international pour la quatrième internationale) repris sur  Planète 360, la cellule investigation de Radio France, Disclose,  «a publié (le 15 avril) un document classifié de 15 pages préparé en octobre dernier par la direction de la sécurité de l’armée pour le président et les principaux ministres. Il fournissait des informations précises sur l’utilisation d’armes françaises» «pour la guerre illégale de l’Arabie saoudite au Yémen», «notamment des chars, des missiles et des systèmes de guidage laser. Le document prouve également que de nombreux responsables français, dont la ministre des Forces armées Florence Parly, ont menti à plusieurs reprises en niant que les Saoudiens ont utilisé des armes françaises dans ces crimes de guerre

«Peu après la publication du rapport, le gouvernement Macron a convoqué trois journalistes impliqués dans l’exposition pour un interrogatoire par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). Il s’agissait de Geoffrey Livolsi et de Mathias Destal, cofondateur de Disclose, ainsi de Benoit Collombat de Radio France.» Bref,  cet article voit dans cette pression exercée sur des journalistes , la continuité d’une «campagne menée (…) pour criminaliser l’acte d’alerter la population et détruire la liberté de la presse. Son expression la plus vive se trouve dans la persécution du journaliste de WikiLeaks Julian Assange et de la lanceuse d’alerte, Chelsea Manning

Le journaliste Michel Despratx de Disclose, lui aussi entendu par la DGSI, a défendu son travail et son enquête : « C’est légitime de révéler ce document car il ne met en danger aucune vie, aucun agent ou militaire sur le terrain. Ce document a aussi l’immense avantage de révéler une information d’intérêt public qui devrait normalement faire l’objet d’un débat qui dépasse le choix discrétionnaire d’un ministre ou d’un gouvernement. »

La nécessité dans une démocratie de maintenir la liberté de la presse, d’investigation, d’information, le droit reconnu aux journalistes du secret de sources ne sont pas discutables. Quand bien même cette liberté là est menacée par les atteintes portées en France à la liberté d’expression et devient de plus en plus hypothétique du fait de la concentration des journaux, magazines, radios et télévisions entre les mains d’une poignée de groupes financiers liés au pouvoir politique.

Pour autant, il n’est pas aberrant que la divulgation d’un document classifié entraîne une enquête de la DGSI. Nous le notions de notre côté le 15 avril évoquant l’enquête de Disclose et les mensonges de Mme Parly, les armes sont faites pour dissuader mais aussi pour tuer et c’est également pour cela que notre (remarquable) industrie d’armement a des acheteurs dans le monde entier, y compris chez les grands humanistes que sont nos alliés (?) saoudiens. Il n’est pas nécessaire de prendre les Français pour des imbéciles en essayant de les convaincre du contraire.

Nous convaincre que nous n’entendons pas ce que nous entendons ou que nous ne voyons pas ce que nous voyons est pourtant le but de ce Système en pleine dérive totalitaire. Dans Le Figaro, l’ex député-maire de Belfort, Jean-Pierre Chevènement, notait que «Le drame d’Alstom (une affaire d’Etat ) témoigne du déclin du patriotisme des élites en France.» C’est une vérité, comme l’est aussi le fait que l’immigration sans frein imposée à nos compatriotes illustre tout autant ce déclin du patriotisme des élites tétanisées par le lobby transfrontiériste ou complices de son idéologie.

Amnesty International vient ainsi d’appeler « La France (à) mettre fin au harcèlement et aux agressions » (?) contre les militants aidant les immigrés clandestins, – baptisés « défenseurs des droits humains » en novlangue-, exigeant que notre pays « (prenne) immédiatement des mesures pour assurer un environnement sûr et favorable » à ces derniers à Grande-Synthe (Nord) et à Calais (Pas-de-Calais).

Le Parisien lui, nous explique que renvoyer les immigrés illégaux chez eux coûte un  pognon de dingue: « Les expulsions d’étrangers en situation irrégulière ont coûté 500 millions d’euros à l’Etat en 2018. Selon un rapport parlementaire, inciter un immigré au retour grâce à une aide financière coûte près de six fois moins cher qu’un retour par la force.» Voilà qui plaide pour un rétablissement des frontières afin d’empêcher les  indésirables de pénètrer sur  notre sol.  Quand on sait que la quasi totalité des migrants, même déboutés du droit d’asile, restent chez eux chez nous  ce chiffre de 500 millions d’euros peut sembler vertigineux mais reste bien en deçà des dizaines de milliards d’euros pris chaque année dans les poches des Français pour financer l’immigration, au-delà même de son coût culturel, identitaire, non quantifiable…

Eric Zemmour l’exprimait de nouveau cette semaine face à Maurice Szafran sur LCI dans l’émission Le Grand Soir: «il y a sous la présidence d’Emmanuel Macron – qui ne fait que poursuivre les politiques de Chirac, Sarkozy et Hollande– 260 000 entrées légales d’immigrés par an, notamment au titre du regroupement familial, 120 000 droits d’asile, 50 000 mineurs isolés qui ne sont ni mineurs ni isolés et ruinent les départements. Cela fait 400 000 immigrés par ans sans compter les clandestins. Quand est-ce que l’on renvoie ces gens? » Quand? Et bien affirme  Bruno Gollnisch , quand les nationaux seront au pouvoir avec le soutien de la droite de conviction, des patriotes et souverainistes de tous bords. Mais certainement pas avant et il faudra faire vite…avant qu’il ne soit trop tard.

 

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