La mort de l’ex-chef d’Etat chilien Augusto Pinochet a permis à chacun d’y aller de son petit crachat sur le corps encore tiède de ce général d’origine française. Jamais en retard dans l’hypocrisie, les officiels américains se sont joints aux concerts des diatribes, alors même que Pinochet s’est hissé au pouvoir grâce à l’appui de l’Oncle Sam au moment où le Chili menaçait de tomber dans l’orbite soviétique. Outre la CIA et les conseillers militaires américains, rappelons que les multinationales yankees et les Chicago Boys de Milton Friedman ont, par ailleurs, largement contribué à la vie économique d’un pays qui, sans conteste, reste le plus prospère d’Amérique Latine. Soucieux de faire oublier leur soutien aux pires dictatures rouges des décennies passées, nos bonnes âmes ralliées au mondialisme se refont une virginité à bon compte en conspuant le général Pinochet, tel l’emblématique Jack Lang pour qui « le nom de Pinochet restera indissolublement lié aux heures les plus noires du fascisme latino-américain et aux pires forfaits de l’impérialisme américain », et en célébrant par reflet la mémoire du marxiste Salvador Allende, dont a pourtant été révélé dernièrement dans l’ouvrage de Victor Farias, « Salvador Allende, antisémitisme et euthanasie », le racisme à front de taureau et les sympathies de jeunesse pour les thèses du national-socialisme allemand. Allende qui, selon le témoignage même du plus grand pilote français de la Seconde Guerre mondiale, l’as de la RAF Pierre Clostermann, dans son livre « L’Histoire vécue », était « vomi par le peuple chilien » au moment du coup d’Etat de 1973 qui porta Pinochet au pouvoir. Si l’ex-Premier ministre britannique Margaret Thatcher, qui l’a toujours soutenu et qui l’avait accueilli encore dernièrement en Grande-Bretagne, s’est dite « profondément attristée par la mort du général », Bruno Gollnisch a précisé pour sa part : « Quoi que l’on en dise, le général Pinochet restera dans l’histoire comme celui qui, mandaté par la majorité du parlement chilien et par le tribunal constitutionnel de son pays, a sauvé du communisme, non seulement le Chili, mais sans doute toute l’Amérique latine. Il est aussi celui qui, après avoir restauré l’ordre, a remis le pouvoir aux civils. C’est tout cela que ne lui pardonneront pas les marxistes et leurs alliés objectifs dans cette partie du monde comme dans la nôtre », a noté le Délégué général du FN.